Mon bébé n’arrive pas à s’endormir : Nos solutions

Ça y est, bébé est arrivé. Sa présence vous comble et vous pensiez que le plus dur était derrière vous… avant d’entendre parler de la dette de sommeil parentale. Saviez-vous que les parents perdaient 50 nuits de sommeil au cours de sa première année ?

Dans cet article, nous partirons à la rencontre des cycles de sommeil de votre bébé. Ensuite, nous parcourrons les causes fréquentes de ses difficultés d’endormissement. Après cela, puisque vous souhaiterez retrouver votre tranquillité, nous aborderons les solutions pour permettre à la famille entière de s’endormir l’esprit léger !

Décryptez les cycles de sommeil de votre bébé

Cet être si précieux, vous lui voulez du bien… tellement que, parfois, vous avez du mal à faire la part des choses lorsqu’il ne parvient pas à s’endormir. Quand faut-il vous préoccuper, ou au contraire, vous raisonner ? Pour ne pas devenir alarmiste, il est préférable de connaître votre ennemi numéro 1 du moment : son endormissement.

Le rythme de sommeil propre à chaque bébé

S’il n’existe pas de cartographie universelle du sommeil, plusieurs profils de bébés dormeurs se dessinent, et ils varient en fonction des mois. Comme ceux des adultes, les cycles du sommeil de votre nourrisson sont interdépendants et complémentaires. Ils suivent des schémas bien définis.

La phase agitée

Pendant cette portion de nuit, votre bébé dort, mais il bouge beaucoup. Si bien que ses mouvements inconscients sont souvent impressionnants :

  • il sourit ;
  • il cligne des paupières ;
  • il remue les bras ;
  • il secoue les pieds ;
  • il tente d’attraper un objet imaginaire avec sa main…

Rassurez-vous : c’est tout à fait normal ! Son cerveau est en plein développement et sa progression s’intensifie pendant qu’il dort. Les circuits neuronaux profitent de cette phase de repos pour se développer et se lubrifier.
La phase agitée, c’est l’équivalent de la période de sommeil paradoxal des adultes : elle est synonyme de rêve et de lâcher-prise.

La phase calme

Bébé dort et reste immobile. À ce moment-là, c’est surtout son corps qui compense l’énergie dépensée pendant les périodes d’éveil. C’est le cycle de la récupération physique. Les hormones de croissance sont sécrétées : c’est la preuve que votre bébé grandit, au sens propre comme au figuré !

Bébé qui ne dort pas la nuit
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Des évolutions en fonction des périodes de vie

Repérez les différents signes, restez à l’écoute et faites preuve d’adaptation.

Entre 0 et 3 mois

Pendant les premiers mois de sa vie, votre bébé ne fait pas de distinction entre la nuit et le jour. Lumière naturelle ou artificielle : pour lui, c’est pareil. Aucun repère n’a véritablement été établi, alors il s’écoute. C’est pourquoi il peut dormir entre 16 et 20 heures chaque jour. Cela donne envie, n’est-ce pas ?

Entre 3 et 6 mois

Votre bébé a déjà bien grandi. Et il a grossi. C’est logique : son corps stocke de plus en plus d’énergie pour gagner en autonomie. Il sait désormais enchaîner jusqu’à 6 h de sommeil consécutives sans besoin de se ravitailler.
Son horloge biologique s’adapte petit à petit au cycle jour et nuit. Il entre dans une nouvelle ère de sommeil. Le nombre d’heures de repos dont il a besoin ralentit progressivement : il dort désormais entre 14 heures et 16 heures par jour. Vous pouvez commencer à ritualiser le coucher.

Entre 6 et 12 mois

S’il est toujours en phase d’apprentissage et susceptible de se réveiller, votre bébé connaît un sommeil de plus en plus stable.

Généralement, il se découpe en deux tranches :

  • trois siestes : une première le matin, une autre en début d’après-midi et une dernière en fin de journée ;
  • une nuit de sommeil.

Il rejoint les bras de Morphée en tout pendant près de 12 heures par jour. Bonne nouvelle : il commence à être en capacité de se rendormir seul comme un grand !

En revanche, vers huit mois, la période “de régression” peut se manifester. Votre bébé sent que ses repères évoluent. Cela n’est pas simple pour lui de couper des liens si fusionnels, même le temps de quelques heures !

Alors, oui, c’est éprouvant pour vous, parents, mais c’est tout à fait normal. C’est même un signe de bonne santé : votre bébé se construit et grandit.

7 explications aux problèmes d’endormissement de bébé

Votre bébé communique avec vous. Si votre instinct paternel ou maternel aide à déjouer les signes, il ne comble pas tout. Se comprendre, cela s’apprend. Car aux dernières nouvelles, il n’est pas possible de lire dans les pensées de ceux qui vous entourent, vos enfants compris ! Voici quelques conseils pour déceler les signes que vous envoie votre bébé.

Il a peur de la solitude et du silence

Tout se passait à merveille et là… c’est la désillusion ! Ses périodes de sommeil sont plus agitées et moins linéaires. Non, vous n’êtes pas victime d’une malédiction. Et non, votre bébé ne régresse pas.

Il est probable qu’il soit entré dans la période de régression que nous abordions plus haut. Votre bébé apprend à se connaître, à dompter les stimulis extérieurs, à se forger sa place… il se familiarise avec son horloge biologique tout entière.

Cette phase fait partie intégrante de son apprentissage.

Il ne sait pas s’endormir seul

S’endormir, n’est pas inné : cela s’apprend !

Et chacun tisse une relation avec le sommeil qui lui est propre. Certains tomberont dans les bras de Morphée de façon quasi instantanée, mais auront tendance à se réveiller rapidement. D’autres ne trouveront pas le sommeil, et s’agiteront dans leur lit.

Votre bébé, lui, fait ce qu’il sait faire de mieux pour vous alerter quand il n’arrive pas à combler ses besoins : pleurer. Alors, veillez à le responsabiliser.

Ses dents poussent

Entre 4 et 7 mois, la majorité des bébés connaissent leurs premiers désagréments dentaires. Plusieurs signaux peuvent vous mettre la puce à l’oreille :

  • des joues rouges ;
  • de la bave produite en grande quantité ;
  • une diarrhée inexpliquée ;
  • des pleurs fréquents ;
  • une mastication quasi-permanente.

Pas de doute possible : votre bébé fait face à des douleurs dentaires. Pour les soulager :

  • rassurez-le en le cajolant ;
  • frottez doucement sa gencive à l’aide d’un tissu propre ;
  • appliquez un gel calmant sur la zone douloureuse en massant prudemment ;
  • proposez-lui des aliments frais, tels que des compotes et des yaourts.
Mon bébé joue et ne dort pas la nuit
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Il se met à jouer

Et si votre bébé n’était pas vraiment fatigué ? À nouveau, restez à l’écoute de votre instinct et des signaux qu’il vous transmet.

Peut-être a-t-il simplement besoin de se dépenser et de vider ses batteries, remplies d’énergie ? Pour le savoir, invitez-le à prendre l’air au cours d’une promenade. Cela le bercera et l’aidera à trouver le chemin du pays des rêves.
En revanche, si le problème persiste, c’est sûrement un signe qu’il est temps de revoir son cycle de sommeil et d’adapter les horaires. Après tout, l’heure que vous avez définie n’est peut-être pas celle à laquelle son corps a décidé de se mettre en veille !

Il fait des coliques

Souvent, elles apparaissent chez les nourrissons de moins de 5 mois. Et près de 20 % d’entre eux en souffrent. Les coliques confèrent un sentiment d’impuissance aux parents et mettent leurs nerfs à rude épreuve. Pourtant, elles ne sont pas annonciatrices d’un danger. Elles peuvent être consécutives à :

  • des difficultés digestives ;
  • des allergies alimentaires ;
  • un besoin de décompensation émotionnelle.

Là encore, la patience sera votre meilleure alliée ! Voici quelques pistes pour les apaiser :

  • massez-lui le ventre ;
  • portez-le pour le calmer ;
  • proposez-lui une tétine.

Il est trop stimulé

Il est essentiel d’accompagner l’endormissement de votre nourrisson. Un temps de calme et de repos doit faire partie de sa routine sommeil. La réduction des distractions lui offrira une fenêtre d’apaisement, comme un SAS de détente.
Faites également attention aux écrans : cela n’est surtout pas avant trois ans !

Leur utilisation perturbe leur cycle circadien. Le contenu ingéré stimule le cerveau et l’empêche de s’apaiser. La lumière bleue de l’écran, quant à elle, altère le rapport au temps. Elle entraîne des pertes de repères.

Vos émotions le bouleversent

Parfois, vous cherchez une solution… qui sommeille en vous !
Car oui, vous êtes fusionnel avec votre bébé : pour le meilleur et pour le pire.

Vous êtes son repère et il agit par mimétisme. Alors, lorsque le stress prend le contrôle sur vous, il s’empare de lui aussi. Surtout si l’anxiété perdure. Déculpabilisez-vous : c’est tout à fait normal de composer avec ce genre d’émotions.
Prenez le temps de poser des mots sur vos maux. En assumant vos émotions sans les nier, vous rassurerez votre bébé.

4 solutions ciblées pour retrouver votre tranquillité

Avez-vous déjà entendu parler de la dette de sommeil parentale ? Si votre corps est bourré de ressources, la privation de sommeil peut vite devenir invivable.

Vous avez appris à identifier les signaux que vous envoie votre bébé. Il est désormais indispensable de les croiser avec des solutions. Voici un échantillon des plus efficaces.

En cas de doute, n’hésitez pas à consulter. Vous faire aider, cela n’est pas capituler, c’est apprendre à avancer autrement.

Couchez votre bébé plus tôt

Si vous mettiez votre bébé au lit plus tôt pour réguler ses cycles de sommeil ?

Prudence néanmoins : il est indispensable de ne pas le perturber. Pour amorcer le changement en douceur, procédez par étapes : 5 à 10 minutes en moins par jour. Bien sûr, pensez à avancer l’heure du repas pour que les problèmes digestifs n’entachent pas l’endormissement. L’idée n’est pas de troquer un problème contre un autre !

Restez à l’écoute de ses besoins

Malheureusement, votre bébé n’arrive pas à la naissance accompagné d’un mode d’emploi… Et si les expériences de ceux qui vous entourent peuvent vous inspirer, le développement varie d’un bébé à un autre.

Faites preuve de discernement sans tenter de cocher des cases. Soyez à l’écoute de votre nouveau-né. Baille-t-il ou se frotte-t-il les yeux fréquemment ? Ou au contraire, fait-il des mouvements brusques ? Si vous le voyez sucer son pouce avec insistance ou pleurer à la moindre contrariété, plus de doute : foncez à la case coucher !

Ritualisez le coucher pour le rassurer

Votre bébé a besoin de comprendre quels sont ses repères pour ne pas perdre son cap.
Définissez des tranches horaires pour chaque activité : manger, jouer, marcher… et se coucher. Pour qu’il glisse doucement vers le pays des rêves, pensez à :

  • nettoyer son visage ;
  • vider sa couche ;
  • préparer son lit ;
  • lui raconter une histoire et lui faire un gros câlin !
Papa allaite son bébé avant de dormir
Mon bébé n'arrive pas à s'endormir : Nos solutions 6

Apprenez-lui l’autonomie pour qu’il gagne en confiance

Qui n’a jamais volé à la rescousse de son bébé lorsqu’il appelait à l’aide ? Pourtant, cela n’est pas une initiative constructive. Vous risquez de perturber ses cycles de sommeil ou de lui envoyer des mauvais signaux si vous rappliquez à la moindre contrariété. L’idée n’est pas de l’abandonner, mais de l’inciter à se rendormir seul. Rassurez-le en prenant de poser des limites.

Mon bébé n’arrive pas à s’endormir : Que faire selon vous ?

Vous l’aurez compris : s’ils peuvent paraître impressionnants, les troubles de l’endormissement de votre bébé ne doivent pas vous angoisser. Identifiez la cause et trouvez des solutions sur-mesure, celles qui font du bien à votre bébé. Prenez votre mal en patience, ne soyez pas trop exigeant envers lui ni envers vous. Acceptez que tout n’est pas parfait et détachez-vous de toute culpabilité. Et vous, comment faites-vous pour gérer les fluctuations d’endormissement de votre bébé ?

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