Quand mettre bébé sur le pot ?

Passé l’étape des trois premiers mois, votre bébé grandit à une vitesse folle. Il diversifie son alimentation, il apprend à s’asseoir, il se met à 4 pattes et voilà qu’il commence à marcher. Ces successions de changement bouleversent son petit monde et ponctuent votre quotidien. La prochaine étape consiste à passer de la couche au pot. Mais quand mettre bébé sur le pot ? Comment lui inculquer l’usage de cet objet ? Ce guide vous montre pas à pas les moments opportuns et les bonnes astuces pour installer bébé sur le pot.

L’importance des stades de maturité dans l’apprentissage de l’usage du pot

Transmettre à votre bébé l’utilité du pot et lui inculquer la propreté requièrent de la patience. L’enfant sera à même de comprendre ces préceptes au stade de la maturité physiologique et de la maturité affective. Lumière sur ces concepts.

La maturité physiologique

La maturité physiologique désigne le stade ultime de croissance corporelle de la petite enfance. Elle souligne la pleine capacité à avoir la main mise sur l’ensemble des mouvements. Cette période marque la maîtrise des muscles sphinctériens (qui assurent la fermeture de l’orifice après sa contraction) ainsi que la capacité à se contracter et à se relâcher de façon consciente et non par pur réflexe.

Phénomène qui se produit après les 18 mois de l’enfant, la maturation des terminaisons nerveuses traduit la maturité physiologique. Bébé ressent ainsi un sentiment de soulagement après avoir fait ses besoins.

La maturité affective

Savoir quand mettre bébé sur le pot revient à déterminer l’achèvement de sa phase de maturité affective. La période le pousse à gagner en autonomie, à embrasser les changements corporels et à contrôler ses émotions.

À ce stade, votre enfant est en mesure d’imiter vos comportements. Il manifeste aussi une envie d’essayer et d’adopter de nouvelles habitudes conformes aux vôtres. Dans cette lancée, votre bébé commence à cerner l’importance des toilettes et des pots à travers les habitudes de son entourage.

L’atteinte de ces différentes phases constitue la première étape de l’apprentissage de la propreté à votre bébé. La compréhension s’avère d’une importance capitale, il en va du succès de l’apprentissage.

Les moments opportuns pour inculquer la propreté à votre bébé

Les apprentissages de l’hygiène et de l’usage du pot sont un grand pas pour bébé. Ils confirment son avancement vers l’indépendance, encore faut-il savoir à quel âge entamer le processus.

un bébé est assis sur le pot sur la terrasse dehors. il porte un chapeau et un tee-shirt. Son pantalon est détroussé sur ses pieds. A côté de lui et dans ses mains, il y a des jouets pour l'occuper.
L’avantage du pot c’est qu’on peut l’utiliser partout

L’âge moyen pour apprendre la propreté à votre bébé

Aucune règle n’impose un âge légal à l’éducation de l’hygiène. Le choix du moment de l’apprentissage est donc une affaire de famille. La question joue d’autant plus sur les contextes, les habitudes et les normes établies dans la sphère familiale.

L’âge moyen pour apprendre à aller au pot repose aussi sur l’enfant. En effet, les conditions physiques, émotives et intellectuelles sont propres à chaque bébé. La transition de la couche au pot se déroule de manière progressive.

Commencer l’apprentissage entre 10 à 16 mois de bébé

La période de transition de la couche au pot divise le monde de la puériculture. Si certains parents enseignent l’art d’utiliser le pot entre 10 à 16 mois, d’autres patientent bien au-delà des 16 mois de bébé.

Il n’est pas rare de voir des enfants précoces qui peuvent se passer de couches plus tôt que la normale. Dans ce cas de figure, l’apprentissage demande une attention particulière de votre part.

À noter que l’acceptation du pot ne signifie en aucune manière la capacité de bébé à aller aux toilettes.

Démarrer l’enseignement après l’acquisition de la station assise

Si certains bébés apprennent à utiliser le pot avant de marcher, d’autres suivent le sens inverse. Dans tous les cas, la capacité d’apprentissage et la capacité de compréhension dépendent de la phase de maturité.

En règle générale, l’apprentissage du pot succède la maîtrise de bébé de la position assise. Cette aptitude est essentielle à sa faculté à se tenir sur le pot. Il doit aussi être capable de prendre cette position par ses propres moyens, sans l’intervention d’un adulte.

La maîtrise de la station assise signifie qu’il a le dos droit et qu’il ne tangue plus une fois assis. Ces propriétés sont indispensables à son installation sur le pot. À noter que la station assise s’acquiert aux alentours des 8 mois de bébé.

Entamer l’apprentissage entre les 2 aux 3 ans de bébé

Malgré les divergences d’opinions, bon nombre de spécialistes s’accordent sur une tranche d’âge moyen de l’usage du pot. Les experts estiment que bébé peut apprendre à utiliser l’instrument entre 18 mois à 3 ans.

À cette période, les muscles en charge du contrôle de la vessie et du rectum maîtrisent leur fonction. Le cerveau de votre enfant arrive d’autant plus à sa maturité.

Les psychologues pensent, quant à eux, que la période propice à l’apprentissage de la propreté correspond à la période au cours de laquelle il parvient à certaines prouesses, comme : monter et descendre les escaliers sans difficulté ou taper dans un ballon avec ses mains et ses pieds.

L’apprentissage de l’utilisation du pot : les filles plus douées que les garçons ?

D’une manière générale, les filles sont prêtes à se séparer de la couche bien avant les garçons. La différence anatomique explique cet écart. En effet, les petits garçons mettent un certain temps à viser vers le bas et à viser droit dans le pot. Ils doivent aussi apprendre l’art de se soulager sans éclabousser.

À l’inverse, les filles apprennent facilement à s’asseoir et à faire leur besoin. Leur unique difficulté consiste à s’essuyer. L’opération se déroule en partant de l’avant vers l’arrière, de sorte à prévenir les risques d’infections.

La période d’apprentissage : ni trop top ni trop tard

Malgré l’absence de règle qui régit l’âge de l’utilisation du pot, vous ne devez en aucune manière presser le pas et avancer l’apprentissage ou, au contraire, le retarder. D’après une étude américaine récente, un apprentissage précoce provoque des problèmes d’incontinence et de constipation. Il en est de même en cas de retard.

Pour cause, les enfants formés tôt à la propreté apprennent à se retenir. Pourtant, leur vessie en phase de croissance ne peut parvenir à ce résultat. Les rétentions engendrent un dysfonctionnement mictionnel.

Si votre enfant est constipé, consultez notre article pour l’aider à faire caca.

Bébé souhaite se mettre sur le pot : les signes avant-coureurs

dans le salon, un bébé assis par-terre appréhende et touche un pot jaune et vert, aux côtés de sa maman
Si votre enfant montre un grand intérêt pour le pot, c’est qu’il est peut-être prêt

Nombreux sont les signes qui alertent l’envie et le besoin chez bébé d’utiliser le pot, mais la parole demeure le plus flagrant. En effet, votre enfant qui exprime ses besoins « Maman, pipi » ou « pipi » manifeste son envie de transition.

L’enfant utilise aussi les mimiques et les grimaces lors du soulagement. Si certains bébés affichent un air concentré, d’autres font mine de pousser. S’en suivent quelques postures et les gestes flagrants.

Les attitudes spécifiques traduisent aussi son envie de changement :

  • une alerte quand sa couche est pleine ;
  • un avertissement quand il souhaite faire ses besoins ;
  • des gigotements particuliers ;
  • un éloignement pour se soulager dans sa couche à l’abri des regards.

À ces signes s’ajoutent :

  • la couche sèche plusieurs heures de suite ;
  • les tentatives de retrait d’une couche mouillée ;
  • l’évolution et la régulation du rythme de change ;
  • les sujets de conversation de bébé qui tournent toujours autour du « pipi » et du « caca » ;
  • le soulagement de bébé au même emplacement.

Ces nouveaux comportements témoignent d’une envie de changement. Alors, n’hésitez pas à lui proposer le pot.

Comment apprendre à votre bébé à utiliser le pot ?

Passer de la couche au pot n’a rien d’un exercice anodin. Il s’agit d’un long et fastidieux apprentissage qui s’étale sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Heureusement, ces quelques conseils vous faciliteront la tâche.

Éviter l’impatience

Selon les pédiatres, l’impatience des parents nuit à l’apprentissage et à l’acquisition de la notion de propreté. L’enseignement s’acquiert au terme de plusieurs exercices répétés à maintes reprises. La pression ne fera que freiner les enfants dans leur élan.

Dans un esprit de bienveillance, vous devez faire preuve de patience. En aucune manière vous ne devez le forcer à s’asseoir sur le pot. Laissez-lui poser ses fesses au gré de ses envies. Pour l’encourager, parlez-lui et consolez-lui.

Une fois assis, tenez-lui la main pour atténuer ses frayeurs et ses appréhensions. Ne quittez pas la pièce et restez à ses côtés aussi longtemps qu’il le souhaite.

Choisir une période familiale propice à l’apprentissage

Pour favoriser l’apprentissage et garantir une bonne compréhension, fixez une date propice à l’éducation. Fuyez les périodes troubles et les épisodes de difficulté qui frappent la famille. La moindre onde négative met à mal sa compréhension et peut mettre un terme à l’apprentissage.

Préférez une période faste de la famille ou une période tranquille. Dans cette optique, organisez le calendrier pédagogique en été, meilleure saison pour des journées ensoleillées et un bon apprentissage. D’autant plus qu’à cette saison, le peu de vêtements que bébé porte sera facile à enlever.

À tous les égards, effectuez l’apprentissage quand bébé manifeste les signes de son désir de changement.

vue du dessus sur un bébé par-terre qui a mis des couches propres dans son pot vert
Un bébé doit faire l’association entre couches et pot afin d’être prêt

Faire diversion tout au long des exercices

Pour attirer l’attention de votre enfant, faites preuve d’inventivité. Toutes les astuces sont bonnes pourvu qu’elles parviennent à capter son intérêt. Certains parents mettent en place un petit jeu sur un tableau. Ils y dessinent un soleil à chaque passage de l’enfant sur le pot. Les dessins font office de trophée et de récompense à sa motivation.

D’autres laissent à côté de bébé quelques-uns de ses jouets fétiches, de ces livres favorites et de ses doudous en vue de l’apaiser.

Certaines mamans divertissent par des chants et de belles histoires pendant que bébé s’assoit sur le petit pot.

Pour faire simple, félicitez-le et accordez lui-même un peu de friandise ou de gourmandise à chaque passage sur le pot.

Ces techniques visent à le faire comprendre l’utilité du pot. De plus, l’enfant ne doit en aucune façon percevoir la pratique comme une sanction.

Familiariser bébé avec le pot

Le processus de familiarisation est une étape redoutée des parents. Ils appréhendent les refus, les cris, les crises et les pleurs de leur enfant. Pourtant, vous pouvez transformer ces séances de torture en une expérience enrichissante aussi bien pour vous que pour votre enfant. Pour ce faire, invitez-le à s’asseoir et faites-le croire à un petit jeu. Il s’y prêtera sans hésiter.

Incitez-le à s’asseoir sur le pot, même habillé et en compagnie de son doudou ou de son jouet. Chronométrez le temps d’assis et essayez de le prolonger autant que possible à chaque nouveau passage. Puis, encouragez-le à y faire ses besoins quand l’envie s’y prête.

Habituez-le d’abord avec le petit pot avant de le transférer dans la grande toilette. Si le pot le rassure, celle-ci peut l’apeurer. Néanmoins, libre à vous d’installer un petit banc et une petite échelle sur la grande toilette de manière à faciliter son accès.

Établir une routine de passage au pot

À mesure que bébé s’habitue aux joies du pot, il pourra s’en servir sans votre intervention. Votre rôle est de l’aider à régulariser ses besoins. Amenez-le à s’asseoir à des heures fixes :

  • au réveil ;
  • après le repas de midi ;
  • après la collation de 4 heures ;
  • avant ou après la sieste ;
  • après le bain ;
  • avant le coucher.

Si votre enfant refuse et se lève à chaque essai, poussez-le à patienter 5 minutes supplémentaires. Au bout de ce délai, laissez-le partir. S’il ne fait rien, n’exprimez pas votre déception. Toutefois, félicitez-le s’il parvient à faire ses besoins.

Avant de devenir un réflexe, ces exercices nécessitent de la concentration de la part de bébé. Évitez donc les sources de distraction au moment de la séance.

Utiliser la culotte de tissu

Une fois habitué au pot, votre enfant se sentira à l’aise avec une culotte de tissu ou une culotte d’entrainement durant la journée. Ces petits changements anodins le motivent à rester au sec. Pour faciliter les entrainements, habillez-le de vêtements faciles à enlever (sauf en période hivernale).

Il en va de soi qu’il souillera et qu’il mouillera ses culottes de tissu. Ces petites mésaventures font partie de l’entrainement. S’il vous prévient quand même après les faits, félicitez-le de vous avoir informé et ne le réprimandez pas.

Rappelez-le de faire un tour au pot. À son âge, bébé se préoccupe plus de ses distractions que de ses besoins physiologiques.

Au fil du temps, utilisez la culotte en tissu 24 h/24. Remplacez de manière progressive les couches nocturnes par des culottes classiques en tissu.

Qu’en est-il des sorties ?

La nouvelle pratique facilite le quotidien à la maison, mais qu’en est-il des sorties ? Au moindre doute, mettez-lui une couche. Cependant, contentez-vous d’une culotte en tissu si le déplacement s’écourte.

Avant votre départ, demandez-lui de faire ses petites commissions. Équipez-vous de vêtements de rechange. Tout au long du trajet, multipliez les arrêts si le parcours s’éternise.

Par ailleurs, il faut noter qu’un enfant demeure incapable de s’essuyer avant ses 4 ans. En attendant, il aura besoin de votre intervention pour se nettoyer.

deux petites filles sont assises sur le pot dans un parc. elles prennent la pose en regardant le photographe.
L’avantage du pot c’est qu’il s’emporte facilement au parc

Nourrir l’envie d’autonomie chez bébé

Après la maîtrise du pot, votre bébé cultive son envie d’autonomie. Votre intervention sera de rigueur. Quelques gestes simples l’aideront à franchir le cap.

Au premier abord, baissez et remontez son pantalon avant et après avoir fait ses besoins, puis essuyez-le. Au fil du temps, demandez-lui d’exécuter ces tâches par ses propres moyens. Évidemment, votre aide sera la bienvenue en cas de difficulté.

Puis, votre intervention se limitera à un simple encadrement lors de ses besoins. Au fur et à mesure, il gagnera en autonomie et n’aura plus besoin de votre présence pour se soulager, s’essuyer et se laver. Votre rôle se bornera donc à quelques recommandations.

Quand mettre bébé sur le pot : écoutez votre enfant

La question semble complexe et sa réponse demeure subjective, sachant que les bébés manifestent des besoins différents.

Les 10 aux 18 mois désignent la tranche d’âge idéale à l’apprentissage de la propreté et à l’enseignement de l’usage du pot à bébé. Cette période signe la maturation des organes concernés. Cette période marque aussi la maturité physiologique et la maturité affective de votre enfant. En raison de leur différence d’anatomie, les filles s’avèrent plus aptes à utiliser le pot que les garçons.

Quelques signes annonciateurs vous indiquent également la nécessité d’utiliser le pot : les expressions, les mimiques, les comportements, les gestes révélateurs…

L’apprentissage passe par une série de démarches. Invitez votre bébé à s’asseoir sur le pot avec des jeux et des distractions. Puis, habituez-le à son usage. Une fois accoutumé au pot, fixez une routine quotidienne de soulagement.

Et vous ? Quand avez-vous inculqué à votre bébé l’art de faire ses besoins sur le pot ? Comment avez-vous procédé à la transition ? Quelles ont été les difficultés lors de l’apprentissage ? Partagez votre histoire et vos avis dans les commentaires.

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