Comment diversifier l’alimentation de bébé ?

bébé assis sur sa chaise haute prêt à manger

Vous voilà jeunes parents depuis quelques mois maintenant, vous avez certainement pris un petit rythme de croisière qui n’est pas pour vous déplaire entre les bibis de lait ou les tétées, les changes, les dodos, tout ce petit monde semble être désormais bien rôdé.

Oui mais voilà, il est des étapes vraiment importantes dans la vie de bébé qu’il ne faut surtout pas négliger. L’une d’entre-elles est majeure dans le développement de votre bébé. Il s’agit de la diversification alimentaire. Cet événement est d’autant plus crucial que vous n’aurez que jusqu’au 1 an de votre petit bout pour lui faire goûter à tout et ainsi augmenter sa tolérance à tous les types d’aliments.

Il est alors tout à fait normal et classique de se poser un milliard de questions : comment débuter la diversification ? Quel est le meilleur moment ? Par quoi commencer ? Mon enfant n’est-il pas trop petit ? A-t-il le bon âge ? Qu’en pensent les experts ? Doit-il encore téter ou prendre son biberon de lait ? Voici un petit aperçu des interrogations que les parents nous posent mais il en existe des tas d’autres tant le sujet vous passionne.

Nous avons souhaité dans cet article, vous présenter un véritable guide de la diversification alimentaire, pour que vous puissiez vous préparer au mieux à tous ces bouleversements de la manière la plus paisible qu’il soit. On dit souvent que bébé ressent le stress ou l’angoisse de ses parents, c’est également le cas quand il s’agit de manger solide et de découvrir de nouvelles denrées. Alors restez zen, suivez-nous dans cette lecture alimentaire et surtout, faites-vous confiance, vous ne le regretterez pas.

Quand commencer à diversifier l’alimentation de mon enfant ?

Avant toutes choses, il nous semble important de rappeler que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande un allaitement exclusif au lait maternel jusqu’aux 6 mois révolus de l’enfant. Pour les parents qui souhaitent suivre cette recommandation, vous devrez donc attendre l’âge des 7 mois pour commencer à introduire la nourriture solide dans les repas de bébé.

Plus généralement, on lit souvent et les professionnels de la petite enfance s’accordent également à le dire, que la diversification alimentaire commence habituellement entre le 4ème et le 6ème mois de l’enfant. Surtout pas avant car la déglutition volontaire de l’enfant ne sera pas en place.

A la rédaction, nous pensons que ce sera finalement plutôt à vous de sentir quand bébé semble prêt à tester des nouveautés. Si, pendant que vous mangez à table, vous le sentez curieux de ce qui se passe dans votre assiette, que ses mains ont tendance à se balader par-ci par-là pour essayer de goûter, profitez-en pour commencer les repas solides.

En effet, votre chérubin aura, d’ici quelques semaines, tendance à tout vous refuser, vous devriez donc profiter de son intérêt maximal pour tout ce qui se passe autour de lui pour introduire la nouveauté des aliments solides.

une maman qui donne à manger à son bébé

Vous l’aurez compris, au-delà de l’âge, il s’agit plus d’une attitude de la part de l’enfant, d’autant plus si ce dernier tient déjà sa tête, parvient à rester assis lorsqu’il est bien maintenu ou fait déjà ses dents, vous pouvez facilement interpréter ces évolutions comme une invitation à franchir le cap.

Quoi qu’il en soit, ne commencez pas à introduire n’importe quel aliment sans en avoir parlé avec votre médecin ou pédiatre, car cette introduction nécessite un planning précis qu’il vous faudra respecter minutieusement si vous voulez réussir la diversification.

De plus, lui seul pourra vous confirmer que bébé est réellement prêt de par sa vision physiologique bien précise de son développement. Une chose à retenir, il vous faudra faire goûter le plus possible d’aliments à mini-vous d’ici l’âge de ses douze mois.

Comment débuter la diversification ?

N’imaginez pas que votre bout d’chou va commencer à manger, d’entrée de jeu, de véritables repas avec vous, tranquillement assis dans sa chaise haute, à table. Car en réalité, commencer une diversification alimentaire n’a pas un grand intérêt nutritionnel.

Il s’agit plus ici d’attiser la curiosité de bébé pour des goûts nouveaux, de nouvelles textures plus solides, car le lait, qu’il soit maternel ou infantile, assure en fait la majeure partie des besoins nutritifs de petit bout à lui seul (autour des 70%).

Pour rappel, si vous commencez la diversification alimentaire vers les 4 ou 5 mois de mini-vous, 800 ml de lait doivent continuer à être pris tous les jours et, de ses 5 mois à ses un an, 500 ml journalier.

Par quel aliment dois-je commencer ?

Diversifier l’alimentation de bébé commence traditionnellement par la fameuse cuillère de céréales dans le biberon. Préférez au départ des céréales sans gluten (au riz par exemple), en effet, le gluten peut être très mal digéré par le système digestif encore peu mature de nos très jeunes têtes blondes. Vous pourrez introduire le gluten aux alentours des sept mois.

En général, les professionnels recommandent de mettre une cuillère à café dans les bibis de lait du soir (cela lui permettra de mieux tenir la nuit) et / ou du matin. Commencez par une seule cuillère pendant une petite semaine, puis, si vous constatez que votre enfant digère bien ce nouvel aliment, passez à deux cuillères à café.

Mais cela n’est possible bien évidemment que si mini-vous n’est plus allaité et est déjà passé au biberon de lait infantile. Si vous souhaitez continuer à allaiter votre cher petit cœur, suivez notre mode d’emploi et passez directement à la case légumes.

L’introduction des légumes en purée

bols de purée pour bébé

Ah, la fameuse première purée de légumes ! Nous savons l’émotion et l’espoir que celle-ci représente dans le cœur de chaque parent. Nous pourrions tous, sans exception, ici vous dire le premier légume que notre enfant a goûté.

La marche à suivre

Pour cette grande première, voici nos quelques conseils : anticipez la faim de votre enfant au maximum ! Car dites-vous que votre jolie tête blonde ne saura pas vraiment comment prendre des purées à la cuillère au départ, puis, selon ce que vous lui proposerez, cela ne le réjouira pas trop.

Mélangez toute cette frustration à la faim, il y aura de grandes chances que vous obteniez une belle crise de larmes. Alors, si vous voulez que cette expérience soit la plus réussie possible, commencez par lui donner ses quelques cuillères de purée de légumes bien avant le biberon du midi.

Si vraiment vous voyez que cela n’est pas possible et que mini-vous a trop faim, donnez-lui son bibi ou sa tétée, puis réitérez la proposition solide ensuite. Bien évidemment, votre purée devra être bien lisse, réalisée au mixeur pour être toute soyeuse, mettez le maximum de chances de votre côté !

Nous vous rappelons qu’au début, 3 ou 4 cuillères seront largement suffisantes, il s’agit simplement de faire goûter de nouvelles choses à votre enfant, de lui apprendre à introduire de la nourriture dans sa bouche grâce à la cuillère et de changer un petit peu ses repas, pour atteindre au bout de quelques semaines des rations de 130 grammes plus ou moins.

Une méthode de grand-mère pour les enfants réfractaires consiste également à ajouter les quelques cuillères de purée directement dans le bibi, de manière à mieux faire tolérer l’aliment. Attention tout de même à ne pas abuser de cette méthode, le but étant que votre petit apprenne à manger à la cuillère.

Quels légumes ?

divers fruits et légumes sur un plan de travail

Il vaut toujours mieux commencer la diversification par les légumes car ceux-ci sont plus fades, plus difficiles à apprécier, comparés à de bonnes purées de fruits, déjà sucrées tout naturellement. La règle à suivre est de proposer un seul légume par repas (que vous mélangerez avec de la pomme de terre pour lier), afin que le petit bout appréhende bien le véritable goût de l’aliment.

Le mieux reste de le cuire à la vapeur pour conserver le plus de nutriments possibles et de lui présenter sans sel (vous pouvez rajouter quelques gouttes de matière grasse comme l’huile d’olive ou de colza par exemple, idéale pour le développement du cerveau des nourrissons).

Changez de légume tous les jours pour montrer à bébé la diversité des aliments et, s’il refuse de manger car le goût ne lui plait certainement pas, n’insistez pas. Mais proposez-lui à nouveau ce légume quelques jours plus tard (il vous faudra parfois insister des tas de fois avant que ce dernier n’accepte de manger un aliment).

L’idée de ne proposer qu’un seul aliment par jour servira également de dépistage pour d’éventuelles allergies, il est donc primordial de la respecter et ce, pour tous les types d’aliments (fruits, viandes, poissons, céréales…).

La liste des choses que vous pouvez lui préparer est vaste : haricots verts, épinards, brocolis, carottes (attention toutefois à la constipation), patates douces, tomates, potirons… Le mieux étant de respecter les saisons, comme pour les adultes. Vous aurez aussi la possibilité de choisir des légumes surgelés, la qualité est équivalente, voire quelques fois supérieure, aux frais.

Certains légumes peuvent être plus difficiles à digérer, mieux vaudra attendre quelques mois avant de les introduire dans la diversification : c’est le cas des choux, poivrons, aubergines, céleris… pour vous en citer quelques exemples. Si votre pédiatre ou votre médecin de famille ne vous fait pas passer de liste bien définie, vous trouverez facilement toutes les informations sur Internet, ne vous en faites pas.

Au tour des fruits !

deux bols en forme de coeur avec des fruits

L’introduction des fruits dans la diversification alimentaire de bébé est souvent plus facile que pour les légumes. Il est, en effet, bien plus simple d’apprécier la saveur douce et sucrée d’une compote de pomme plutôt que d’une purée de betterave, vous en conviendrez.

C’est d’ailleurs pour cela que vous ne devez pas commencer les fruits et les légumes en même temps, sous peine de vous voir refuser quotidiennement vos carottes, tomates ou haricots verts.

Nous conseillons d’attendre une quinzaine de jours entre le premier légume proposé et le premier fruit pour que cette diversification alimentaire se passe le mieux possible.

La marche à suivre sera exactement la même que précédemment : un fruit à découvrir par jour, sans sucre ajouté. Cela peut être de la pomme, de la banane, des kiwis, des fruits rouges ou exotiques… Vous pouvez tout vous permettre ! La pomme peut, à l’instar de la pomme de terre, servir de base à vos compotes.

Petite précision, nous partons ici du principe que vous confectionnerez vous-mêmes les purées et compotes de bébé, mais si vous préférez vous fournir dans le commerce, nous vous conseillons vivement de prendre des petits pots d’une seule saveur.

Puisque vous proposez à bébé les légumes au déjeuner, privilégiez le soir pour les fruits, que vous lui servirez cuits et mixés (mais refroidis bien sûr). Idem que pour les déjeuners, anticipez au maximum les fringales de votre chérubin pour pouvoir débuter la dégustation le plus sereinement possible.

Place aux protéines animales

Et on recommence la procédure, avec l’introduction des protéines animales ! Il vous faudra suivre exactement le même process pour débuter l’assimilation de la viande et du poisson : après une quinzaine de jours de fruits avant le biberon du soir, vous pourrez passer à une cuillère à café de protéines mixées dans votre purée du midi.

Cette quantité pourra progressivement augmenter mais il ne faudra jamais dépasser 20 grammes de protéines. Comme pour tous les groupes alimentaires, une seule viande ou un seul poisson par repas sont conseillés, vous pouvez également faire goûter des fruits de mer ou de l’œuf dur à mini-vous, en petite quantité (1/4 d’œuf jusqu’à ses douze mois).

Comment évolue la diversification ?

un papa qui donne à manger des légumes à son bébé

Au fil des semaines, bébé grandira et ses besoins alimentaires également. Son palais, mieux développé, devait être habitué à toutes ces nouvelles saveurs et les repas devraient bien se passer.

Le bibi du déjeuner laissera progressivement sa place à un repas solide complet, celui du soir pourra également être supprimé si vous voyez que votre bout d’chou rechigne de plus en plus à le prendre (et qu’il ne se réveille pas la nuit à cause de la faim).

Veillez tout de même à lui faire prendre 500 ml de lait par jour que vous répartirez à votre guise selon l’organisation de ses repas.

Voilà à quoi devrait ressembler une journée dans l’alimentation de bébé vers ses 7 ou 8 mois.

  • Le matin, vous conserverez le biberon de lait infantile (de suite) avec les quelques cuillères à café de céréales, ou la tétée.
  • Le midi, vous lui servirez sa purée bien lisse de légumes et protéines mixés agrémentée d’un peu d’huile, puis vous finirez le repas par une compote de fruits et un yaourt.
  • Au goûter, bébé aura toujours son bibi de lait maternel ou de suite.
  • Le soir, il dégustera une nouvelle purée de légumes avec huile (mais surtout pas de poisson ou de viande qu’il aura déjà eu en quantité suffisante au déjeuner), sa compote, voire un yaourt, puis il terminera les réjouissances par un petit biberon de lait si besoin.

Une petite piqûre de rappel pour tous les enfants gardés en crèches ou par des nounous. Vis-à-vis du risque d’allergies, il est d’autant plus important de leur faire goûter un maximum de choses à la maison. En effet, si durant le repas du midi, il leur est servi un aliment auquel ils n’ont jamais goûté, le personnel de crèche ou les nounous ne seront pas autorisés à le leur servir.

Les bons équipements

un bébé dans une chaise haute prêt à manger

Qui dit diversification alimentaire réussie, dit aussi bien s’équiper. Lorsque l’on arrive à cette étape de la vie de bébé, il faut évidemment acheter quelques fournitures :

  • premièrement la chaise haute : veillez à ce que celle-ci soit aux normes de sécurité en vigueur, que vous puissiez attacher votre bébé pour ne pas qu’il chute et que votre enfant soit bien assis, confortablement et droit.
  • deuxièmement, la vaisselle : il existe des tas d’assiettes et de bols sur le marché, pour les débuts, cela vaut sans doute le coup d’opter pour des éléments à ventouse, qui restent alors bien accrochés à la table (vous aurez déjà beaucoup de nettoyage à faire durant l’introduction à l’alimentation, si vous pouvez vous évitez de retrouver les assiettes renversées au sol à chaque repas, ne vous privez pas).
  • troisièmement les petites cuillères : idem que pour la vaisselle, vous trouverez de nombreux choix de cuillère dans les magasins. Choisissez-en de petite taille, en matière souple et, si possible, qui change de couleur si la purée est trop chaude. Cela vous évitera de gros chagrins.
  • quatrièmement le bavoir : dernier équipement mais pas des moindres, le bavoir. Tant que vous servirez des purées bien lisses à votre chérubin, optez pour des bavoirs qui s’enfilent jusqu’aux mains, de manière à ne pas avoir à le changer après chaque repas. Une fois que vous passerez aux petits morceaux, vous pourrez acheter un bavoir en plastique souple avec un récupérateur d’aliments pour éviter que votre sol ne se transforme en terrain miné.

Vous maîtrisez désormais tous les aspects de la diversification alimentaire de bébé. Si vous appliquez nos quelques conseils, il n’y a aucune raison pour que l’introduction à l’alimentation solide ne se passe pas bien. Si vous aussi, chers parents, vous avez des petits trucs et astuces à nous communiquer, des éléments auxquels nous n’aurions pas pensé, n’hésitez pas à laisser vos retours d’expérience en commentaire de cet article.

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