Quels sont les 11 vaccins obligatoires bébé ?

L’obligation de vacciner les nourrissons est au cœur de nombreux débats en France. Les mouvements anti-vaccins persistent et font parler d’eux, même si le pays est l’instigateur de la vaccination moderne. Entrée en vigueur le 1er janvier 2018, la loi impose désormais 11 vaccins à administrer aux bébés depuis leur naissance jusqu’à leur 18e mois, mais quels sont-ils ?

Les vaccins facultatifs à la naissance de bébé

Le vaccin BCG compte parmi les vaccins facultatifs, mais préconisés. La recommandation cible les nouveau-nés à risque, en l’occurrence : les enfants, dont les parents sont originaires d’un pays touché par la tuberculose. Sont également concernés les enfants vivants dans un milieu précaire et les enfants qui devront y séjourner plusieurs semaines.

Le pédiatre en charge de l’enfant recommande le vaccin contre le BCG s’il juge à risque son exposition au bacille tuberculeux. Un test précède la vaccination du nouveau-né. Le diagnostic confirme l’éventualité d’un contact entre l’enfant et la bactérie responsable de la tuberculose.

À noter que le vaccin peut être administré à la naissance jusqu’aux 15 ans de l’enfant.

Les vaccins obligatoires à 2 mois

Le 2e mois de votre bébé signe le début des injections. En effet, le calendrier vaccinal établit par ordre de priorité les vaccins à administrer et leur rappel.

Le vaccin contre l’hépatite B

Le vaccin contre l’hépatite B compte parmi les vaccins obligatoires bébé. La première injection s’opère à 2 mois.

Dans certains hôpitaux, il n’est pas rare d’administrer la préparation biologique 24 heures après la naissance de l’enfant. Cette précaution concerne les bébés, dont la mère est séropositive au virus. Dans ce cas de figure, la deuxième dose est injectée à 1 mois, tandis que la troisième est livrée à 6 mois. Le vaccin contient une injection d’anticorps spécifiques.

Sinon, le vaccin contre l’hépatite B est injecté au 2e mois de bébé, jusqu’aux 11, voire aux 15 ans de l’enfant.

un bébé allongé sur un lit médical, pleure. on y voit 2 mains gantés dont l'une retient la jambe du bébé et l'autre tient la seringue  contenant le vaccin
C’est un petit mauvais moment à passer pour les tout-petits

Le vaccin contre les pneumocoques

La première dose de vaccin contre les pneumocoques est également injectée au 2e mois de bébé. Le médicament le protège des 7 types de pneumocoques (4, 6B, 9V, 14, 18C, 19F, 23F).

Pour rappel, les pneumocoques sont des bactéries responsables de plusieurs maladies graves, en l’occurrence :

  • des méningites ;
  • des infections généralisées du sang souvent mortelles ;
  • des pneumonies entrainant des complications respiratoires ;
  • des otites moyennes provoquant des inconforts.

Les pneumocoques constituent la première cause de méningite chez les enfants de moins de 5 ans. En Suisse, cette bactérie réveille plus de 1000 maladies graves.

Les pneumocoques aggravent le diabète sucré de l’adulte, les maladies cardiopulmonaires chroniques, la splénectomie fonctionnelle et anatomique, l’insuffisance rénale et les troubles immunologiques entrainant un défaut de réponse immunitaire aux antigènes polysaccharidiques.

Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite

Au 2e mois de bébé sont livrés les vaccins contre : la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite. La diphtérie désigne une maladie contagieuse qui se transmet par les voies aériennes. Elle se transfère par des éternuements et de la toux. Elle prend la forme d’une angine, mais secrète une toxine qui endommage le système nerveux et le cœur.

Maladie grave, voire mortelle, le tétanos est l’œuvre d’une bactérie présente dans la terre. Elle engendre des spasmes, des contractures et altère les muscles respiratoires.

La poliomyélite se transmet par l’eau infectée et la nourriture. Le virus s’attaque à la moelle épinière ainsi qu’aux neurones.

La coqueluche consiste en une maladie respiratoire contagieuse qui provoque une toux couplée de difficultés respiratoires.

Le vaccin contre l’haemophilus Influenzae

La première injection biologique contre l’haemophilus influenzae se déroule à 2 mois. Ce dernier correspond à une bactérie qui entraine une méningite purulente et une inflammation de l’épiglotte précédée d’un étouffement rapide.

Dans les cas graves, la maladie laisse des séquelles irréversibles, comme : un handicap physique ou mental et une surdité.

Le vaccin renferme du sucre de la capsule de la bactérie en plus d’une protéine porteuse. Outre les nourrissons, les enfants de 1 à 5 ans doivent se faire vacciner. Passé les 5 ans, le vaccin devient toutefois inutile en raison de l’immunité naturelle de l’enfant.

une médecin habillée en blouse bleue, gants bleus et avec un stétoscope autour du cou est en train de vacciner un bébé en body blanc allongé
La vaccination commence très tôt dès 2 mois

Les rappels à 4 mois

Le 3e mois de bébé se passe sans d’encombre, car les premiers rappels ont lieu à partir de ses 4 mois. La période signe l’administration des deuxièmes doses des vaccins contre l’hépatite B, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite et l’haemophilus influenzae. Une nouvelle injection contre les 7 types de pneumocoques est aussi de mise.

Les prématurés, les enfants souffrant de déficits immunitaires, d’une infection au VIH et les enfants atteints de drépanocytoses présentent un risque accru d’infection. Ces cas spéciaux en sont ainsi à leur troisième dose le vaccin, tandis que les autres obtiennent leur deuxième dose.

Le vaccin obligatoire à 5 mois

À 5 mois, votre bébé reçoit sa première dose de vaccin contre les infections invasives à méningocoque du sérogroupe C. La deuxième dose est livrée 6 mois après cette première administration.

Le vaccin contre le méningocoque a été rendu obligatoire en 2017 à cause de l’absence de l’immunité de groupe. Le phénomène résulte d’une insuffisance vaccinale chez les enfants, les adolescents et les adultes.

Ainsi, les enfants et les personnes de moins de 24 ans n’ayant pas reçu leur dose entament leur schéma vaccinal contre le méningocoque en vue d’atteindre l’immunité de groupe.

Les rappels à 11 mois

Plusieurs autres rappels ont lieu à 11 mois de votre bébé : les vaccins contre les pneumocoques, l’haeophilus influenzae ainsi que la poliomyélite, la coqueluche, le tétanos et la diphtérie.

Les bébés à risque se voient attribuer leur quatrième dose de vaccin. Les autres enfants subissent, quant à eux, leur troisième dose.

un nourrisson allongé en couche légèrement détachée, se fait manipuler et tenir le bras pour recevoir l'injection de vaccination
Le tout-petit n’aura pas de souvenir de ces moments chez le pédiatre

Les vaccins obligatoires à 12 mois

D’autres séries de vaccins obligatoires bébé marquent le premier anniversaire de votre bébé. Il s’agit du rappel du vaccin contre méningocoque C et des vaccins contre les maladies ROR.

Le rappel contre méningocoque C

Un autre rappel contre méningocoque C est réalisé au 12e mois de votre bébé. Les enfants exposés à une réceptivité élevée aux infections invasives bénéficient d’une protection durable. Sont concernés :

  • les bébés atteints de déficits en properdine ;
  • les bébés qui subissent un traitement anti-C5A ;
  • les bébés sujets à l’asplénie anatomique ou fonctionnelle ;
  • les bébés ayant subi un greffe de cellules souches hématopoïétiques.

Le monde médical distingue 2 vaccins :

  • le vaccin NIMNRIX ;
  • le vaccin MENVEO.

L’Assurance maladie prend en charge ces 2 vaccins pour les patients à risque.

Le vaccin contre la rougeole, l’oreillon, la rubéole

ROR est le sigle de 3 fléaux qui touchent les nourrissons : la Rougeole, les oreillons et la rubéole. La première dose de vaccin contre ces maladies est injectée à 12 mois. Cependant, elle est livrée dès les 6 mois chez les bébés à risque. La seconde dose est administrée entre les 16 et les 18e mois.

Le vaccin est également recommandé pour les adultes non vaccinés nés après 1963.

Le vaccin contre la rougeole recèle des virus atténués qui induisent les bonnes défenses immunitaires, sans pour autant provoquer la maladie. La dose est, soit administrée seule, soit incorporée dans les vaccins contre la rubéole et les oreillons.

Vous constaterez quelques effets secondaires à la suite du vaccin : une fièvre légère, une réaction cutanée, des plaques rouges sur la zone endolorie ou un gonflement des glandes salivaires. Rares sont les cas de baisse transitoire des plaquettes sanguines. Aussi, le vaccin ne provoque ni allergies ni maladies inflammatoires.

un enfant a le visage apeuré devant la seringue tenue par le médecin qui le retient contre lui
Certains vaccins permettent d’accéder à l’immunité collective

Pourquoi rendre ces 11 vaccins obligatoires ?

Certes, la notion de vaccins obligatoires porte atteinte aux libertés individuelles. Néanmoins, le Conseil Constitutionnel et le Conseil d’État ont statué en s’appuyant sur le droit à la santé.

Pour se protéger et protéger les autres

Protéger votre bébé en même temps que les autres, voilà le premier argument en faveur des vaccins obligatoires bébé.

Lors de la grossesse, la mère administre de manière naturelle des anticorps à son bébé. Cependant, celui-ci n’en reçoit plus une fois à la naissance et devient ainsi vulnérable. Au fil du temps, l’efficacité des anticorps s’estompe, d’où la nécessité des vaccins.

Lors de son immersion dans la collectivité, l’enfant s’expose à plusieurs maladies infectieuses. Toutefois, les actions de son système immunitaire immatures et de ses anticorps s’avèrent insuffisantes. C’est pourquoi les parents ont le devoir d’intervenir et de lui fournir les vaccins obligatoires bébé.

La vaccination fonctionne également sur le pôle social. L’opération protège en même temps l’individu et son entourage.

Pour stabiliser la situation sanitaire actuelle

Il semble irresponsable de croire que les fléaux (comme le tétanos, les pneumocoques, la diphtérie, la méningite à méningocoque…) ne représentent plus une menace. Certes, la coqueluche, au même titre que la diphtérie sont des sujets d’un autre temps. Cependant, ces maladies persistent sur le sol français. En l’absence d’un traitement préventif à temps, elles nuisent.

De plus, la rougeole, la coqueluche, la méningite et la rubéole circulent encore dans d’autres pays, alors que les déplacements transfrontaliers ont repris. La négligence des vaccins peut engendrer une reprise des épidémies. Rappelons que la rougeole entraine des infections du cerveau, tandis que la coqueluche asphyxie le nouveau-né. La rubéole, les oreillons et la méningite à méningocoque et à pneumocoques laissent des séquelles graves.

une maman tient son bébé dans ses bras tandis qu'une pédiatre lui administre un vaccin
La plupart de ces maladies sont dangereuses et circulent toujours en France

Qu’en est-il des vaccins recommandés ?

La différence entre un vaccin obligatoire et un vaccin recommandé réside dans leur histoire. En effet, la poliomyélite, le tétanos et la diphtérie tuaient plusieurs milliers d’enfants par an avant l’arrivée de leur vaccin. Il en est de même pour les autres maladies, dont les vaccins ont été imposés.

En dehors du vaccin contre le BCG, les vaccins contre la fièvre jaune, la grippe saisonnière et l’hépatite A sont facultatifs, mais recommandés. La vaccination contre la fièvre jaune est, néanmoins, obligatoire à certains endroits. Cette contrainte concerne les résidents du département de la Guyane.

Le vaccin contre l’hépatite A est indispensable chez les nourrissons, dont l’un des parents vient d’un pays où cette maladie sévit encore à l’heure actuelle. Il est aussi préconisé chez les enfants hébergés dans les établissements pour l’enfance et la jeunesse handicapée qui accueillent des résidents atteints de mucoviscidose et de maladies du foie chroniques.

Les vaccins contre la varicelle et contre le covid-19 restent facultatifs.

Comment vacciner votre bébé ?

Les jeunes parents appréhendent le premier vaccin de leur bébé. Selon une récente enquête, Mpédia estime que 54 % des parents ignorent la préparation de la vaccination de leur bébé. Pour vous faciliter la tâche, voici quelques conseils pratiques.

Les bons gestes à adopter avant le vaccin

Votre devoir est de rassurer votre bébé. Pour ce faire, murmurez-lui à l’oreille. Parlez-lui en douceur sans lui manifester la moindre appréhension. Si vous le nourrissez au sein, allaitez-le quelques instants. Dans le cas contraire, fournissez-lui une solution sucrée 2 minutes avant la vaccination.

Les jouets, la musique, le doudou ainsi que toutes les sources de distraction sont les bienvenus.

Lors du geste vaccinal, tenez-lui dans vos bras et mettez-le en confiance.

Certains médecins proposent un patch anesthésiant qui atténue la douleur de la pénétration de l’aiguille. Le dispositif doit être appliqué 1 heure avant l’administration.

Dès la piqûre, votre bébé pleurera toutes les larmes de son corps en raison de la douleur. Votre mission sera de le consoler autant que possible et de vous armer de patience jusqu’à son apaisement.

Découvrez notre article sur comment apaiser un bébé qui pleure.

une médecin tient le bras d'un jeune garçon qui tire sa manche afin de se faire vacciner
Avec l’âge et la répétition des vaccins, l’appréhension de la piqure s’amoindrira

Les bons gestes à adopter après le vaccin

Malgré les crises et les pleurs, restez calme. Consolez votre enfant autant que possible. Avec les enfants plus âgés, faites diversion et offrez-leur une récompense pour leur bravoure.

Dans certains cas de figure, votre enfant recevra plusieurs injections lors d’une même visite. La méthode n’augmente en rien la gravité des effets secondaires. Elle réduit d’autant plus le nombre de visites chez le médecin.

Les réactions allergiques apparaissent dans les minutes qui suivent l’injection. C’est pourquoi il est conseillé de patienter à la clinique 15 minutes après la vaccination.

Vous pouvez vacciner votre enfant à l’occasion des visites chez le pédiatre ou des contrôles dans les hôpitaux publics et privés. À tous les égards, prenez rendez-vous le plus tôt possible afin de respecter les délais du calendrier de vaccination et de prévenir les retards. Lors de la visite, n’oubliez pas le carnet de vaccination de votre enfant.

Que risque un bébé non vacciné ?

Certains parents se montrent réticents à l’idée de vacciner leur enfant. Ils doivent ainsi être au fait des dangers auxquels ils les exposent.

Les risques sanitaires

Un bébé n’ayant pas reçu la totalité des vaccins obligatoires bébé peut contracter les maladies contagieuses graves. Si certaines sont mortelles, d’autres entrainant des complications à long terme.

À titre d’exemple, le tétanos provient des germes contenus dans la terre. En l’absence d’un vaccin, l’enfant peut attraper le virus à la suite d’une plaie mineure ou d’une coupure qui recèle de la terre, même en petite quantité.

De plus, les enfants non vaccinés subissent des traitements curatifs plus intensifs que la normale.

Les contraintes sociales

Un enfant non vacciné ne peut pleinement profiter de son enfance. Il devra subir une succession de contraintes tout au long de son insertion sociale. Il ne pourra participer activement à la vie en société : franchir le seuil de l’école sans protection, prendre part aux activités scolaires, pénétrer dans les lieux publics, accéder aux zones de distraction…

Les enfants non vaccinés peuvent se voir refuser leur droit d’accès aux transports en commun : les autobus, les avions, les trains…

À tout moment, l’enfant devra s’éloigner des personnes à risques (les malades) ainsi que des personnes vulnérables : les personnes âgées et les nourrissons.

Vous devez aussi rester en veille constante. Votre devoir sera de surveiller le moindre symptôme d’une maladie évitable par la vaccination.

Les déplacements de votre enfant à l’étranger seront limités. Il ne pourra voyager et mettre un pied dans les pays réticents en matière de vaccination.

une petite fille a très peur devant la seringue du vaccin. sa maman la tient dans ses bras et essaye de faire diversion avec une marionnette lapin mais cela ne semble pas efficace.
Il serait dommage de contracter une maladie évitable par la vaccination

Les 11 vaccins obligatoires bébé

Au cours de ses 12 premiers mois d’existence, votre bébé comptera une série de vaccins. Au total, les autorités sanitaires comptent 11 vaccins obligatoires bébé. Ce sont les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’haemophilus influenzae de type B, l’hépatite B, les 7 pneumocoques, la méningocoque C, la rougeole, les oreillons et la rubéole.

En vue de garantir leur efficacité, ces vaccins impliquent chacun des rappels espacés de plusieurs mois.

Les parents inexpérimentés redoutent l’étape de la vaccination. Les gestes d’apaisement et de consolation seront de rigueur. L’expérience sera enrichissante aussi bien pour bébé que pour les parents.

Il en va de soi que les enfants non vaccinés s’exposent à des risques sanitaires. Ils subiront d’autant plus une série de difficultés en matière d’immersion sociale.

Et vous, avez-vous suivi le calendrier vaccinal de votre enfant à la règle ? Comment s’est passée la séance de vaccination de votre bébé chez le médecin ? Que pensez-vous des 11 vaccins obligatoires bébé ? Vos avis nous intéressent, alors n’hésitez pas à les partager dans les commentaires.

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